Entretien avec Tassos Papadopoulos - Président de la République de Chypre depuis février 2003
Mardi 19 décembre 2006
CHYPRE : DEMAIN, LA REUNIFICATION ?
Depuis l’été 1974 et l’intervention militaire de l’armée turque à Chypre, le sort de cette petite île de la Méditerranée constitue un véritable casse-tête tant pour l’ONU que pour l’Union européenne. Le récent plan de réunification proposé par Kofi Annan (1) fut, en effet, un échec cinglant : accepté par les Chypriotes turcs, ce texte a été rejeté par les Chypriotes grecs lors d’un référendum tenu le 24 avril 2004. Mais l’espoir n’est pas mort pour autant. Ne serait-ce que parce que l’adhésion de Chypre à l’UE, le 1er mai 2004, et les négociations d’adhésion entamées avec la Turquie le 3 octobre 2005 pourraient contribuer à débloquer la situation. Reste, il est vrai, que le gouvernement d’Ankara persiste dans son refus de reconnaître diplomatiquement Nicosie, d’ouvrir ses ports et ses aéroports aux bateaux et avions chypriotes et de mettre fin à l’occupation de la partie nord de l’île… Élu président de la République de Chypre en février 2003 pour un mandat de cinq ans, Tassos Papadopoulos s’est fixé comme objectif la réunification de son pays par une solution “ juste, viable et fonctionnelle ”. Sa rencontre avec Kofi Annan, le 28 février 2006 à Paris, a permis d’établir les conditions d’un nouveau tour de négociations entre Chypriotes grecs et Chypriotes turcs. Ces discussions devraient intervenir dans un avenir proche. Sera-ce l’occasion, pour l’homme fort de Nicosie, de rebattre les cartes et de faire enfin triompher une cause en suspens depuis plus de trente ans ?
Depuis l’été 1974 et l’intervention militaire de l’armée turque à Chypre, le sort de cette petite île de la Méditerranée constitue un véritable casse-tête tant pour l’ONU que pour l’Union européenne. Le récent plan de réunification proposé par Kofi Annan (1) fut, en effet, un échec cinglant : accepté par les Chypriotes turcs, ce texte a été rejeté par les Chypriotes grecs lors d’un référendum tenu le 24 avril 2004. Mais l’espoir n’est pas mort pour autant. Ne serait-ce que parce que l’adhésion de Chypre à l’UE, le 1er mai 2004, et les négociations d’adhésion entamées avec la Turquie le 3 octobre 2005 pourraient contribuer à débloquer la situation. Reste, il est vrai, que le gouvernement d’Ankara persiste dans son refus de reconnaître diplomatiquement Nicosie, d’ouvrir ses ports et ses aéroports aux bateaux et avions chypriotes et de mettre fin à l’occupation de la partie nord de l’île… Élu président de la République de Chypre en février 2003 pour un mandat de cinq ans, Tassos Papadopoulos s’est fixé comme objectif la réunification de son pays par une solution “ juste, viable et fonctionnelle ”. Sa rencontre avec Kofi Annan, le 28 février 2006 à Paris, a permis d’établir les conditions d’un nouveau tour de négociations entre Chypriotes grecs et Chypriotes turcs. Ces discussions devraient intervenir dans un avenir proche. Sera-ce l’occasion, pour l’homme fort de Nicosie, de rebattre les cartes et de faire enfin triompher une cause en suspens depuis plus de trente ans ?
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